Handbraekes, entre épilepsie et production excessive d’endorphine.

Un son saccadé, des lignes synthétiques saturées, du beat hâché… Tout ceci ne vous rappelle rien ? L’influence Ed banger n’est pas loin, évidemment. Amateurs de musiques électroniques, tenez vous bien, le duo Handbreakes est presque historique. Les responsables ? L’étonnant Quentin Dupieux alias Mr Oizo, et son accolyte, le producteur discret : Boyz noise. Nous en avons tous rêvés, et finalement ils l’ont réalisé. Cette collaboration tant attendue me paraît évidente et nécessaire pour le devenir de la musique électronique. Alors que Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont signifié au monde entier leur amour fusionnel, ce nouveau couple franco-allemand symbolise une idylle d’autant plus profonde et parfaite, presque initiatique. Beaucoup de fans ont été déçus à l’écoute des morceaux. Chose que j’ai du mal à comprendre. N’ignorons pas leur parcours. Ces deux messieurs ont construits leurs univers parallèlement, simultanément même, pour déboucher sur un corpus musical voisin. Essayez un jour de passer lors d’une soirée bien arrosée « Jeffer » (Boys noize) suivi de « Positif » (Mr Oizo), et vous constaterez l’effet engendré sur les participants. La foule se trémoussera sans aucune équivoque. Il faut savoir que l’un et l’autre ont des influences propres qui leur permettront au fil des années, de manier les platines comme personne. Ou du moins, à la façon de leurs pères spirituels, les robots masqués (je veux bien entendu parler des Daft Punk, précision faite pour les jeunes effarouchés qui se seraient égarés sur ce blog). Conjuguez deux des plus brillants DJ de la scène électronique mondiale à ce jour, et vous déboucherez obligatoirement sur une bombe sonore transcendantale. Les variations audibles utilisées pour une oreille peu initiée pourront être apparentées à un grand bordel auditif. Et pourtant, c’est précisément grâce à cette cacophonie grisante que l’on arrive à une belle harmonie… De la turbine et du hachoir. Le son qui émane des ces 4 EP sorties le 6 février dernier, combine l’univers déjanté de Mr Oizo – celui qui arriva à nous faire hurler sur le dancefloor « vous allez tous crever ! » à l’égard des séropositifs – et la vibe épileptique de Boyz noise avec ses fameux « Oi Oi Oi ». Et vous savez quoi ? Ils les ont intitulé « #1 ». Ce qui présage l’arrivée d’un deuxième enfant. Enfin, je l’espère.

La Madonne,


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